LE DISCOURS DE SEVERN SUZUKY AU SOMMET DE LA TERRE A RIO EN 1992 / IL N'A PAS PRIS UNE SEULE RIDE

LE DISCOURS DE SEVERN SUZUKY AU SOMMET DE LA TERRE A RIO EN 1992  /  IL N'A PAS PRIS UNE SEULE RIDE
Rio Centro, Brésil 1992
(copié à cette adresse)

Bonjour. Je m'appelle Severn Suzuki et je parle pour l'E.C.O. - la « Environmental Children's Organization ». Nous sommes un groupe d'enfants de 12 à 13 ans du Canada et nous voulons essayer de changer quelque chose : Nous ce sont Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi.

Nous avons collecté de l'argent pour pouvoir entreprendre ce long trajet de 9500 kilomètres afin de pouvoir vous dire chers adultes que votre attitude doit se changer. En venant ici aujourd'hui, je le fais sans aucune intention cachée. Je me bats pour mon avenir - car si je perds mon avenir, ce n'est pas comme si l'on perdait une élection ou quelques points à la bourse. Je suis venue ici pour parler au nom de toutes les générations futures.

Je suis ici pour parler au nom de tous les enfants affamés du monde entier dont personne n'entend les cris. Je suis ici pour parler pour les innombrables animaux qui doivent mourir de tout autour de la terre parce qu'ils ne trouvent plus d'espace vital. Nous tous ne pouvons plus nous permettre de ne pas être entendus.

J'ai peur d'aller au soleil parce que la couche d'ozone présente des trous. J'ai peur de respirer l'air parce que je ne sais pas avec quelles substances chimiques il est contaminé.

Autrefois j'allais souvent à la pêche avec mon père jusqu'au jour où il y a quelques années de ça, nous avons trouvé les poissons pleins d'ulcères. Et maintenant nous apprenons que beaucoup d'animaux et de plantes disparaissent chaque jour - ils disparaissent pour toujours.

Dans ma vie j'ai souvent rêvé de voir les grands troupeaux d'animaux sauvages, la jungle et les forêts équatoriales pleines d'oiseaux et de papillons. Mais maintenant je me demande s'ils existeront toujours afin que mes enfants puissent s'en réjouir un jour.

Avez-vous dû vous préoccuper de toutes ces petites choses quand vous aviez mon age ? Tout ceci se passe sous nos yeux et malgré tout, nous nous comportons comme si nous avions du temps à volonté et toutes les solutions.

Je ne suis qu'une enfant et je n'ai pas toutes les solutions mais je voudrais que vous compreniez - que vous non plus !

Vous ne savez pas combler les trous dans la couche d'ozone.
Vous ne savez pas comment faire nager un saumon à nouveau à contre-courant dans un fleuve pollué.
Vous ne savez pas comment faire revenir un animal disparu.
Et vous ne pouvez pas non plus faire revenir les forêts qui jadis se trouvaient là où aujourd'hui est le désert.

Si vous ne savez donc pas comment réparer tout ça, alors, s'il vous plaît, arrêtez de tout détruire!

Ici vous êtes peut-être des délégués de votre gouvernement, des hommes d'affaires, des organisateurs, des reporters ou des politiciens - mais en réalité vous êtes des mères et des pères, des frères et des sours, des tantes et des oncles - et vous êtes tous l'enfant de quelqu'un.

Je ne suis qu'une enfant mais je sais que nous faisons tous partie d'une famille, cinq milliards à savoir 30 million de différents espèces et nous tous partageons ensemble le même air, l'eau, le sol - Des gouvernements n'en changeront jamais rien. Je ne suis qu'une enfant mais je sais que nous sommes tous embarques ensemble et que nous devrions nous comporter comme un seul peuple en route vers un même but. Je ne suis pas aveuglée par la colère et, malgré mon inquiétude, je n'ai pas peur de dire au monde comment je me sens.

On produit beaucoup de déchets dans mon pays, nous achetons et nous jetons, achetons et jetons et, malgré tout, les pays de l'hémisphère du nord ne sont pas prêts à partager avec ceux qui sont dans le besoin. Même si nous avons suffisamment nous avons quand même peur de perdre un peu de notre richesse, nous avons peur de partager.

Au Canada nous avons une vie privilégiée avec de la nourriture, de l'eau et des logements en abondance - nous avons des montres, des bicyclettes des ordinateurs et des téléviseurs. Il y a deux jours nous étions effrayés de voir des enfants vivant dans les rues, ici au Brésil. Et un enfant nous disait : « je souhaiterais être riche ; alors je donnerais à manger, des médicaments, des logements, de l'amour et de l'affection à tous les enfants des rues. » Si un enfant des rues, qui n'a rien, est prêt à partager, pourquoi sommes nous si avare, nous qui avons tout ? Je dois toujours penser que ces enfants ont mon age et que l'endroit où on est né fait une énorme différence. Je pourrais être un des enfants dans les ghettos de Rio ; je pourrais être un de ces enfants mourant de faim en Somalie ; une victime de guerre au Moyen Orient ou un mendiant en Inde.

Je ne suis qu'une enfant mais je sais qu'en utilisant tout l'argent dépensé pour la guerre on mettrait fin à la pauvreté et on trouverait des réponses à la pollution - Quel endroit merveilleux serait cette terre !

A l'école, oui même à la maternelle, vous nous enseignez de nous comporter correctement dans le monde :

- ne pas se disputer avec les autres
- traiter les choses ensemble
- se respecter réciproquement
- mettre de l'ordre
- ne pas martyriser d'autres êtres vivants
- ne pas être ni avide et ni avare

mais alors pourquoi faites-vous exactement ce que vous nous interdisez de faire ?

N'oubliez pas pourquoi vous êtes venus à cette conférence, pour qui vous faites cela - nous sommes vos propres enfants.

Vous décidez dans quel monde nous allons grandir. Les parents devraient être en mesure de rassurer leurs enfants en disant « Tout ira bien », « nous faisons du mieux que nous pouvons » et « ce n'est pas la fin du monde ». Mais je crains que vous ne puissez plus nous dire cela. En fait, comptons nous encore parmi vos priorités ? Mon père disait toujours : « Tu es ce que tu fais - non pas ce que tu dis ». Eh bien, ce que vous faites me fait souvent pleurer la nuit. Les adultes disent qu'ils nous aiment. Je vous en supplie : S'il vous plaît, conformez vos actes à vos paroles!

Merci pour votre attention

Severn Cullis-Suzuki (E.C.O.)

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 03:22

LA FABRIQUE DES ACCIDENTES DE LA VIE

LA FABRIQUE DES ACCIDENTES DE LA VIE
LA FABRIQUE DES ACCIDENTES DE LA VIE



Camarades, amis et chers collègues,

Je vais parler aujourd'hui, non pas en tant que militant, mais bien en tant qu'ouvrier, employé et salarié. Je veux vous dire mon secret, ce secret qui me fait honte, ce secret qui me mine de l'intérieur, ce secret qui empêche la projection de mon être vers l'avenir, ce secret de ma vie professionnelle, d'employé de magasin photo.

Quand j'ai eu 21 ans, j'ai décidé de partir vivre et travailler aux USA, c'était en Novembre 1986, juste au moment des troubles étudiants et de la mort de Malik Oussékine. J'ai travaillé pour un très grand laboratoire américain qui m'a formé au tirage de photos géantes. Pendant six ans j'ai eu ce travail, mais le soir je faisais un travail de serveur dans un grand restaurant. Bref, je travaillais jusqu'à 70 heures par semaine. J'y ai appris mon métier, l'anglais et la valeur de l'effort.
En 1994, je suis rentré en France avec ma fille et ma femme d'alors. Fort de mon expérience, j'ai été embauché assez rapidement par un des plus gros laboratoire de France, pour y faire des tirages géants, en CDD. 6 CDD pour une durée de même pas deux ans. Après, j'étais au chômage.Ma femme Américaine de l'époque, découragée, énervée de me voir sombrer dans la désespérance a fini par me quitter avec nos deux enfants et est repartie vers les USA.
Très diminué, j'ai alterné entre le chômage et l'intérim. Un premier CDI, dans une entreprise où je suis devenu un harcelé de première catégorie. Rechômage et reintérim.

J'ai refait ma vie avec une jolie Montpelliéraine, dont j'ai deux enfants à l'heure actuelle. Il y a tout juste 6 ans, à l'âge de 37 ans donc, j'ai été embauché par un labo en CDI. Petite PME familiale, pour l'opération d'un mini-lab. Sept salariés. Un gérant et ses deux fils. Frappé de plein fouet par la crise numérique et la prise du marché par l'Internet, incapable de payer des formations aux employés, ils ont organisé une restructuration. Sur sept que nous étions, nous nous sommes retrouvés à trois, et notre contrat est passé à 27 heures au lieu des 35 initiales. C'est la première fois de ma vie, que sous contrat de travail, je n'ai jamais eue la moindre augmentation ; la vie chère prenant plus de proportion sur mon revenu, je cherche en vain une petite maison pour le simple bonheur de ma famille. Elles existent, mais sont à plus de cinquante km de nos lieux de travail respectifs...
Au travail, au quotidien, je ne vois pas de débouchés, ni de formation, ni de croissance, et en plus l'Etat a décidé de retirer tout le segment de la photo d'identité biométrique : une perte de l'ordre de 20% du C.A.
En souci et pour aussi compenser ma frustration, je me suis engagé en politique et ai contribué à DA ; mon instinct me disait que S.R saurait nous écouter. Malgré tous mes efforts de participation, les Français ont élu l'autre. La machine à créer les accidentés de la Vie a perduré et s'est même emballée...
Aujourd'hui, ma seconde Femme, à la veille de la quarantaine, est en questionnement quotidien sur notre situation statique et bloquée. Elle imagine l'espoir d'une autre manière, elle voit les portes s'ouvrir chez les riches, mais se fermer chez nous...
Je l'aime et l'ai vu perdre sa patience, son sourire et sa joie de vivre naturelle. Alors je cherche toujours un travail qui me permettra de louer une maison, pour qu'enfin ma famille puisse avoir un lieu de vie modeste mais adéquat. Les jours de la PME, ou je suis encore salarié, semblent comptés. L'essence est trop chère. L'ANPE n'est pas loin, mais je garde sauvagement ma volonté d'en découdre avec cette vie qui va à contre-courant.
Mon combat (question 5) est pour que les PME soient reconnues. Elles sont bloquées. Elles illustrent la France paralysée. Elles sont un poumon encrassé, qui ne fonctionne pas comme il faut. Alors, ceux qui disent que l'économie a besoin d'air, ils feraient mieux de se pencher sur le cas des PME qui vivent l'asphyxie au quotidien.
Quand une filière de l'économie est en danger (photo/numérique), il appartient à un état responsable, d'intervenir, pour éviter les catastrophes humaines, les accidentés de la vie et ceux qui comme moi, le sont en puissance, je leur dis : réveillez vous, n'ayez pas peur de perdre votre emploi, s'il y a une grève, une manifestation qui défende votre avenir, ne courbez pas l'échine, et organisez vous pour en faire partie. Assez !









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# Posté le mercredi 18 juin 2008 23:25

UNE EUROPE QUI CONSIDERE LE CITOYEN AVANT LE MARCHE.

UNE EUROPE QUI CONSIDERE LE CITOYEN AVANT LE MARCHE.
Question 7
Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

En donnant la possibilité à tous les Euro citoyens de se sentir vraiment Européens.

Le traité actuel, aussi « simplifié » soit-il, leur donne t-il la conscience euro citoyenne ?
Ne se voient-ils pas plutôt en monnaie d'échange et en « force consommatrice », plutôt qu'en véritable composante du peuple Européen ?
N'y a t-il pas un fossé entre la volonté de chacun de devenir Européen à part entière, et la volonté des gouvernants et grands patrons nationaux qui eux, poussent d'avantage vers la mondialisation que vers l'Européanisation ?
Faut-il une armée Européenne tranversale et l'abandon des armées nationales ?
L'Europe politique n'aurait-elle pas du être scellée avant l'Europe des marchés et de la finance ?
Autant de questions qui appellent à une certaine logique de bon sens, influent très certainement la conscience euro citoyenne et interrogent sur la validité et l'authenticité de l'Europe des Nations.

Je me sens Européen, dans la mesure ou ce vieux continent est ma Terre et non, mon clan, ma société anonyme ou encore ma personne morale. Mercantilisé en tant que consommateur avant d'être considéré résidant, acteur et citoyen.
Une gouvernance Européenne élue au suffrage universel et ayant autorité sur tous les gouvernements, est peut-être nécessaire. Le vieux rêve des Etats-Unis d'Europe est il si ringard ? N'est-il pas la réponse fédérale à la mondialisation sauvage que nous craignions depuis quelques années et qui commence à pointer le bout de son nez ? Cette Europe fédérale et politique, ne cédera t-elle pas, plus d'espace à l'Homme, ses traditions Nationales, ses cultures diverses ou encore sa richesse diverse et parfois métissée, que de rayons d'actions aux tribulations exclusivement économiques et financières.
N'avons nous pas mis la charrue avant les b½ufs en installant ainsi la communauté Européenne. C'est un long processus, certes, mais il me parait incontournable de rendre l'Europe moins bureaucratique, moins lointaine. De la rendre plus humaine et plus homogène sans renier les langues, les cultures et traditions qu'elles soient locales, régionales ou Nationales.
Plus qu'une quête d'identité Nationale, comme le triste ministère aujourd'hui en place en France, c'est d'une identité Européenne dont nous avons réellement besoin, pour débloquer l'Europe.
C'est précisément cette dimension qui fait peur aux Etats-Unis d'Amérique, ou du moins à sa « fauconnerie » et à sa « busherie ». Tout est fait pour que le vieux continent ne se soude pas trop. Tout est mis en ½uvre pour le satelliser savamment en encourageant des régimes dits Atlantistes et des extrêmes gauches dites irréalistes et utopiques.
La communication Européo-Europénne est par conséquent limitée par des médias Européens quasi inexistants et une opacité grandissante dans l'exécutif de Bruxelles.
L'Europe doit aussi se rapprocher des citoyens en proposant et en encourageant la démocratie participative et responsabilisante.

L'intérêt des peuples et des pays est précisément qu'un projet les concernant, soit mis en place rapidement en considérant comme capital la nécessité d'une Europe politique réelle, qui sache s'ouvrir vers le Monde, sans devenir tributaire des uns, protectionniste et redevable des autres.
Le projet Européen ne doit en aucune manière être assujetti à un traité monolithique et figé. Ce traité, à l'image de la diversité Européenne toujours changeante, doit impérativement, à mon sens, avoir la possibilité de se transformer, de s'améliorer et de se confronter à la démocratie d'opinion.
Seulement ainsi, nous citoyens d'Europe, accepterons que nos origines nationales forment le ferment d'une Europe politique et Humaniste armée pour la compétition mondialiste, pour la protection de la planète et des ses habitants, mais aussi pour l'instauration d'une justice sociale globale.

Blaise Boudet.
# Posté le jeudi 22 mai 2008 16:24
Modifié le jeudi 22 mai 2008 16:53

TRAVAILLER TOUS POUR GAGNER TOUS : plus de respect pour les PME, plus de masse syndiquée.

TRAVAILLER TOUS POUR GAGNER TOUS : plus de respect pour les PME, plus de masse syndiquée.

Question 5
Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l'entreprise ?

Faire profiter une entreprise est l'affaire de tous ses acteurs.
Un salarié, un ouvrier ou même un fonctionnaire, constituent chacun un des maillons de la chaîne de production des richesses générées par le travail.
Il me paraît logique et juste sur le plan moral, que la répartition des gains se fasse de manière multi latérale et qu'elle soit la résultante de la croissance. Cette répartition doit être en conformité ou en adéquation avec la quantité des efforts fournis, au titre individuel, pour que les encouragements et toutes les formes d'investissements, qu'ils soient personnels ou collectifs, soient récompensés.

Un syndicalisme puissant et efficace est donc à l'ordre du jour. Comment pourrait on envisager un syndicalisme de masses ?
Dans les PME, à part les conventions collectives, il n'existe pour ainsi dire pas, de représentation syndicale, or, dans un pays comme la France, où celles-ci constituent à elles seules la majorité du tissu économique et l'un des employeurs principaux, il me paraît honnête de faire remarquer, que c'est une lacune majeure. En effet, le salarié de PME, est impuissant, et ce d'autant plus, dans un contexte de crise de l'emploi sur le plan national.
C'est donc en commençant par les PME, que nous pourrons, à la fois, gagner sur le plan de la flexi-sécurité et sur le plan du moral des employés consommateurs. De manière sous-jacente, se profile le faible pouvoir d'achat des catégories de population ouvrières et salariées.
Il fait aussi parler, et ce de manière franche, des blocages que vivent les patrons des PME, qu'ils soient d'ordre administratif ou de l'ordre des investissements, des impôts ou encore d'ordre purement juridique.
Les PME sont absentes de la plupart des grèves nationales, or il n'est pas juste que leurs salariés, aient si peu la possibilité de s'exprimer à travers la grève, comme c'est le cas dans la fonction publique ou dans le salariat des grandes entreprises qui bénéficient d'une aide syndicale. Il existe deux poids deux mesures, et cela continue de marginaliser les PME. Les patrons de PME, sont eux-mêmes exclus du processus d'expression que représente la grève, car ils sont le plus souvent assujettis aux plus grandes firmes, car ils en sont les sous-traitants, les clients ou encore les fournisseurs.

Un syndicalisme de masse est donc largement souhaitable, et ce, en vue de la liberté de l'entreprise et de ses salariés.
Les actionnaires ont une part de profit, trop souvent disproportionnée, et cela va de pis en pis. Les banques exercent une pression parfois trop importante sur les PME et agissent plus au nom de leurs seuls intérêts, qu'au nom de la pérennisation des entreprises jeunes ou même en difficulté. Les banques ne prennent plus trop de risques...
Or, la création d'entreprise souffre de ce climat de défiance. Les initiatives à l'exportation aussi. De même que la recherche de nouveaux partenariats et de nouvelle clientèle. Et malheureusement, se profile la peur de l'embauche.
La situation de l'emploi et directement liée au moral des chefs d'entreprises, à lus forte raison celui des patrons de PME.

Dans les PME, dont les salariés seraient désireux de faire grève, pour des raisons aussi profondes que réelles, ne serait-il pas possible d'inventer de nouvelles expressions de revendication ? Une grève du zèle ? Une opération de ralentissement de la production telle qu'elle en devienne réellement gênante ? La dénonciation par voie de presse, des problèmes rencontrés ? Une production ou un service partiels ?

Les patrons et les clients ne sont pas les rois, lorsqu'une masse salariale souffre au travail et hors travail. Une masse salariale qui souffre, comme aujourd'hui avec ce pouvoir d'achat qui se réduit comme une peau de chagrin, comme ces salariés qui se suicident car la pression qu'on leur fait supporter est trop intense, comme ces salariés qui partent au travail avec cette boule au ventre si dévastatrice, comme ces salariés qui ne récoltent plus vraiment le fruit de leur travail, comme ces ouvriers qui risquent leur vie, comme ces employés qui se battent entre eux de manière parfois mesquine et délétère afin de conserver leurs postes ou obtenir la reconnaissance du petit chef, comme ces salariés qui préfère doucement crever au travail que sortir dans la jungle du travail précaire ou du pointage dans une ANPE devenue pour certains l'Agence Nationale Pour l'Entreprise et non plus pour l'Emploi.
Un patronat de PME qui souffre de ne pouvoir embaucher, qui souffre de voir que les salaires qu'il verse à ses employés ne sont plus en adéquation avec la vie chère, qui souffre de voir des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, qui souffre de ne plus entrevoir les perspectives d'évolution,de modernisation, de croissance ou de formation de sa masse salariale, qui souffre enfin d'avoir toujours le mauvais rôle, car certains patrons de très grandes entreprises salissent leur renommée par le biais de parachutes dorés non mérités, d'indemnités de licenciement outrancières et aussi par le biais des délocalisations traîtres. La aussi, il faut de l'ordre juste, car il est intolérable d'assister au servage des patrons des PME, organisé de manière transversale par les patrons des très grandes entreprises macrophages et sans scrupules.
Ici réside un contre pouvoir potentiel de taille : donner plus de « pouvoir » aux PME, car elles le valent bien et qu'elles sont un des poumons de notre vie et tissu économique.

Les capitaux qui filent à l'étranger de manière opaque, comme par exemple vers les paradis fiscaux est contraire à l'intérêt général. C'est malhonnête et ça s'apparente à du vol. Cela doit être très sévèrement puni, et d'autant plus que nous vivons dans un contexte de crise économico financière et que cela relève de circonstances aggravantes. Là aussi existe un potentiel de contre pouvoir.

Toute entreprise ou filiale d'entreprise dont les bénéfices sont produits à raison de plus de 50 %, sur le territoire Français, devrait être dans l'obligation d'avoir son siège en France, et par là, relever de l'imposition Française, qu'elle soit Française ou pas à l'origine. L'effet d'aubaine que créent parfois les délocalisations s'en verrait sérieusement réduit.

Les entreprises où les syndicats n'assurent pas de présence, pourraient s'unir dans un mouvement de revendication autonome et nouveau. Faut-il changer des règles ? Faut-il imaginer encore un nouveau syndicat inter professionnel à ce sujet ? Faut-il appliquer des lois qui existent déjà ? Faut-il éduquer les salariés des PME, sur ces mêmes lois ? Je ne suis pas expert en la matière, et loin s'en faut : c'est pour cela que j'ouvre ici un débat et encourage les syndiqués experts et actifs à travailler dans le sens de la transmission de leur savoir. En tant que salarié de PME, je me sens totalement démuni et désarmé, surtout lorsque ce 22 Mai 2008 prochain, j'aurai aimé être en mesure de joindre le mouvement de grève national.
Je vois une France à deux vitesses à ce sujet et rien n'est fait pour informer des travailleurs comme moi. C'est regrettable. Bienvenue aux contributions utiles et sereines en ce sens, pour que les millions de personnes qui sont dans mon cas, puissent posséder un embryon d'outil afin d'organiser eux aussi l'expression de leur désarroi.

Les syndicats en France, en 2008, me paraissent unis dans une certaine mesure, mais se font-il suffisamment entendre ? N'y a-t-il pas une tentative de nos gouvernants actuels de faire en sorte que les syndicats restent sur une position de second plan sur la scène médiatique, comme sur la scène politique ? Le dialogue entre les syndicats, les partenaires sociaux, les partenaires économiques et le gouvernement, est il assez transparent ? Les médias, encore une fois, font ils leur travail d'information ?
Le gouvernement actuel n'a-t-il pas intérêt à privilégier cette non transparence et ce manque patent de volonté d'informer ?
Les syndicats doivent ils être des membres de la « France d'en haut » ?

Le rôle des syndicats est de défendre, et donc d'informer et de rassembler.
La responsabilité des syndicats est le rassemblement de ses forces, même s'ils sont nombreux et variés dans leurs revendications et dans leurs manières d'agir.
L'avenir des syndicats Français est dans l'adhésion massive des travailleurs, qu'ils soient cadres, employés, ouvriers, intérimaires ou même encore étrangers ou en situation irrégulière et encouragée par des patrons sans scrupules qui promeuvent le cercle vicieux du travail non déclaré, du travail « au noir », et de l'immigration clandestine.


Le travail, c'est la santé de l'entreprise. C'est sacré. Les travailleurs sont la force de notre économie et rien ne sert de prétendre que l'on peut « travailler plus et gagner plus » quand les conditions de protection des travailleurs ne sont pas réunies, et que surtout l'on encourage directement ou indirectement le travail précaire, le travail clandestin ou encore la compétition malsaine et « divisante » au sein même de l'entreprise. « Travailler plus pour gagner plus » c'est donner le feu vert au « chacun pour sa gueule » et tuer dans l'½uf les embryons d'une solidarité naissante.

J'aurai tellement aimé qu'un président de tous les Français nous dise plutôt : « travailler tous pour gagner tous ».


Blaise Boudet.





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# Posté le jeudi 22 mai 2008 16:17
Modifié le jeudi 22 mai 2008 16:54

TOUS LES GASPILLAGES SONT UNE FORME D'INJUSTICE SOCIALE

TOUS LES GASPILLAGES SONT UNE FORME D'INJUSTICE SOCIALE
Question 6
Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices sociales ?


En impliquant plus le citoyen et en le responsabilisant. Il a des droits à condition d'exercer ses devoirs, par exemple, celui d'aller voter, d'aider la communauté d'une manière ou d'une autre ou encore de soutenir des actions en faveur des démunis de ce Monde ou en faveur de l'environnement. Un travail d'intérêt général qui s'apparenterait plus à du bénévolat.

Les syndicats interprofessionnels ont aussi un rôle à jouer. Un double rôle : celui d'éducateur des droits et des devoirs et aussi celui de défenseur. Bref, ils ont vocation d'arbitres. C'est pourquoi, un syndicalisme de masse serait souhaitable face la « lobbyisation mondialiste ».

Est-il normal qu'un assisté de la société, puisse en toute tranquillité travailler au noir pour arrondir ses fins de mois payées en nature par un Etat bureaucratique et passif ? Non.
Est-il juste qu'un contribuable riche ait droit à certaines aides financières au même titre qu'un accidenté de la Vie ou un handicapé ? Non.

Est-il normal que des milliers de logements restent vides alors que des familles entières cherchent à se loger dans des conditions adaptées à leurs besoins ? Non.

Est t-il intelligent que des municipalités capitales utilisent des hôtels pour pallier à leurs besoins en logement d'urgence ou de solidarité, lorsque d'autres municipalités ne font même pas l'effort de construire leur quota de logements sociaux, Non.

Est-il viable que l'injustice de l'attribution de logements sociaux, se traduise aussi par le piston à des « fils de », des amis des amis ou encore à des personnes déjà largement privilégiées ou assistées ? Non plus.

Gagnant-Gagnant et Donnant-Donnant sont les garanties d'une Justice pour tous, riches, moyens et pauvres. L'assistanat est une erreur pédagogique dans la mesure ou il n'est pas accompagné de mesures de réintégration, de contrôle ou de réemploi. Une prime doit se mériter ou se gagner. Une aide de solidarité ne doit pas être donnée à l'aveuglette. Ainsi, la fonction des administrateurs, sera respectée, de même que l'aide elle-même qui cessera d'être perçue comme un droit inaliénable et qui commencera d'être considérée comme une chance, autrement dit une aide de la collectivité. Le contribuable aura aussi la nette impression que l'argent de ses impôts sert réellement à quelque chose ou à quelqu'un et non à un gaspillage effréné et irresponsable.

Le denier public, tout comme la fonction publique ou encore l'intérêt général, on tout à gagner de cette manière d'envisager le pacte social, car il correspond à un cercle vertueux, générateur de valeurs Humaines, de plus d'égalité et de solidarité, mais surtout plus efficace et ciblé.

Tous les gaspillages sont une forme d'injustice sociale, dans la mesure où l'environnement est attaqué et dans la situation ou ils sont perpétrés de manière gratuite, irresponsable et inconsciente. Les exemples ne manquent pas, et je citerai volontiers le gaspillage de l'emballage de nos produits de consommation ou encore les gaspillages d'énergie et de transports privés et solitaires.
Ces gaspillages peuvent être gérés et fortement réduits grâce à une meilleure stratégie de communication et d'éducation citoyenne, notamment aussi grâce à la responsabilisation effective en tant que consommateur. Là aussi réside le concept du gagnant-gagnant et du donnant-donnant.

Les administrations Françaises, même si elles ont fait certains progrès liés à leur fonctionnement, demeurent encore largement redondantes et peu organisées. Un travail de restructuration des tâches et non forcément des ressources humaines, me semble souhaitable et nécessaire. Un gaspillage de temps lié à la mauvaise organisation, et à encore trop de centralisation étatique, me semble se perpétuer.

Tout cet argent dépensé en pure perte pourrait être redistribué là où il y a des besoins grandissants.
Lier les intérêts de personnes et l'intérêt général en associant et en corrélant les dépenses liées à la performance économique, l'action humaine sur l'environnement et le pacte social, sont le fondement d'un cercle vertueux propice à notre avenir, au plan local, comme national ou encore et surtout international.

Blaise Boudet.
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# Posté le lundi 05 mai 2008 03:42